- Capitaine Patenaude ! Nous amorçons une
trajectoire inconnue ! Où allons-nous exactement ? - Au Medley, Serge… Ce
soir rempli de quelques milliards de tatas… Tel des… des… hamsters
déchaînés… - Ces chiffres me semblent impossible, Capitaine. Je prévois
toutefois une salle comble. - C'est parfait : en avant toute !
RENCONTRE INTERGALACTIQUE Peut-être que cette
conversation est le fruit de mon imagination, mais une chose est sûre, ma
rencontre avec Réal Bossé, alias Serge Landroïde fut bel et bien… terrestre !
Reste à savoir lequel des Serge j'ai pu rencontrer par cet après-midi de février
: toutefois, l'humain qui habite cet androïde était rempli de sagesse,
d'expérience et de sens du sérieux.
C'EST EN '95… Ce fut à l'âge de 19 ans que Réal Bossé
s'initiait à l'improvisation, à tout hasard, dans son cégep à l'époque. Et oui,
cela fait maintenant 23 ans que l'homme derrière le robot est à l'œuvre dans ce
domaine qui évoque tant pour lui ! Ce fut Yvon Leduc, co-fondateur de la LNI,
qui l'a contacté pour représenter le Québec en Europe au printemps 1995, soit
deux ans avant le début de sa carrière à la LNI. Sa réponse ? «Avec qui ?» : «Je
me suis rendu compte à quel point c'est important de savoir avec qui : parfois,
c'est beaucoup plus important que juste le fait d'en faire. C'est là que tu va
voir tes capacités : quand tu vas travailler avec des gens qui vont te pousser à
aller plus loin…»
Remarquez bien le mot «travailler» dans ses paroles. Il
en dit bien long sur sa façon de percevoir l'improvisation. Pour lui, cette
structure ne représente pas seulement un jeu simple : «C'est un jeu, mais un jeu
avec des règles strictes… J'ai mes devoirs. Je charge le joueur de des
responsabilités : il est responsable du spectacle, de tout!» Il voit le tout
comme l'obligation de se dépasser, de se mettre en condition (ou sur les nerfs
!) pour rester aiguisé… C'est toujours ainsi qu'il a vu sa carrière à la LNI :
c'est un métier, pareil à celui d'un pompier ou… à celui d'un robot de vaisseau
interstellaire!
Le Réal Bossé que nous connaissons moins bien est un
travailleur exemplaire et très sérieux. Il est rare de le voir décrocher au
travail. «Il faut vraiment que ça soit exceptionnel, sinon je vais voir ce qu'on
peut faire pour que ça ne paraisse plus.» Mais n'y aurait-il pas une petite
faiblesse cachée ? Et bien oui, dans son rôle de robot de Dans une galaxie près
de chez vous : dans cette émission se trouvent des pièges qui peuvent réussir à
le faire craquer.
TOUT DROIT SORTI DU ROMANO FAFARD… Dans le «making of»
de Dans une galaxie près de chez vous, nous avons pu voir bien des décrochages
«qui partent comme une grippe mais qui ne se guérit pas tout de suite». Il faut
dire qu'il s'agit d'une équipe d'amis de longue date qui participaient à cette
émission… Et Réal Bossé la voit comme une belle grosse folie. Il a très hâte
d'enfin démarrer le Romano Fafard et de retourner visiter Serge Landroïde pour
une soirée. «On va se payer cette traite là et il faut que ça soit un évènement
clair, spécifique et unique.» Ainsi, malgré les quelques projets qui se meuvent
dans l'ombre pour Dans une galaxie près de chez vous, ce rôle fut pour Réal
Bossé un des plus marquants dans sa carrière en termes de reconnaissance. Selon
lui, cette émission risque de passer à travers le temps, car elle n'est pas
simple : «elle a été créée par un paquet de fous qui ont décidé de s'amuser et
de s'assumer.»
La complicité est au rendez-vous ce soir «là où la main
de l'homme n'a jamais mis le pied…» Bon match aux petits et grands !
Émilie Fugère Stagiaire au Théâtre de la
LNI Étudiante en communication au Cégep du Vieux
Montréal
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