Avis à tous les ayoyiens et ayoyiennes du
Québec ! Ce soir même, une rencontre pas du tout secrète se tiendra au Medley de
Montréal entre de nombreux personnages de l'émission Ayoye ! et une équipe de la
LNI… Attachez vos tuques et embarquez dans ce vaisseau spécial qui démarre dès
ce soir. Le voyage s'apprête à commencer… Le maître à bord de cette chronique de
ce soir ? Déli Bacon, aussi connue sous le nom de Salomé Corbo !
L'historique de la jumelle Bacon à la LNI a commencé par
un voyage dès un très jeune âge. Ses parents l'ont initiée à l'improvisation à
l'âge de cinq ans, lors de spectacles improvisés de rue dans les années '80. Le
cégep de Brébeuf fut le lieu où tout s'est concrétisé. «J'ai rencontré
rapidement Réal Bossé, Stéphane Crête, Jean-Robert Bourdages, qui, eux, étaient
de jeunes improvisateurs motivés qui m'on transmis plein de choses. Ils étaient
très contagieux : ils aimaient tellement ça que je suis vite embarquée dans leur
folie.» Ensuite vint la LNI : sa première fois à bord de la Ligue fut une
expérience un peu extra-terrestre, puisque ce fut lors d'une finale ! Ayant été
appelée pour remplacer une joueuse blessée, elle se fit vite réembarquer à bord
de la LNI l'année d'après par Stéphane Mayer. Nous pouvons donc la voir
effectuer toutes sortes de prouesses dans la LNI depuis l'an 2001… Ainsi, des
souvenirs rocambolesques se sont gravés dans sa mémoire : la complicité, les
fous rires…
Mais la LNI n'a pas été le seul endroit où notre
extra-terrestre a pu rire énormément : «moi et mon frère jumeau (dans Ayoye !)
avons eu mille décrochages. Sur 200 épisodes, il y a eu au moins 200 fous
rires.» Ce personnage de Déli Bacon a d'ailleurs profondément marqué Salomé
Corbo. C'est ce qui lui a permis d'en apprendre un peu plus sur la télévision.
Loin d'être ennuyants, les épisodes aux histoires abracadabrantes de Ayoye ! lui
ont fait découvrir une autre vie, un autre univers où la liberté de création est
à son summum : «Ça été un ouvrage incroyable. Je me sens
privilégiée.»
Avant de repartir dans ses étoiles, Salomé Corbo a bien
des choses à voir ou à faire. Tout d'abord, elle veut voir un papier qui
annoncerait l'arrêt des émanations de gaz toxiques sur toute la terre pour un
meilleur environnement. Elle enrayerait ensuite la faim chez tous les enfants du
monde et serait chirurgienne «pour pouvoir réparer des corps et que ça marche !»
Elle souhaiterait également aller tisser un après-midi avec Gandhi, humilier Le
Pen en le laissant s'envoler de la place publique avec des ballons gonflés à
l'hélium, prendre le thé avec Madonna, voir Bruce Willis en camisole ou Sean
Penn. Vous vous demandez si je blague là, non ? Et bien seulement les deux
derniers souhaits n'ont été que lancés en l'air par Salomé, en riant. Enfin
bref, son existence actuelle est axée sur trois aspects : le monde, sa carrière
et surtout son fils ! Sans bien sur oublier la LNI…
Bref, la mission que Salomé Corbo se donne lui laisse un
bel avenir devant elle : «J'aime la jeunesse, j'y crois, j'ai envie de raconter
des histoires, j'ai envie qu'on reste imaginatifs, qu'on transmette la culture
québécoise à travers l'imaginaire, à travers la création, que ce soit par le
biais d'émissions. Si je fais du «jeunesse», c'est pour donner une part de folie
et d'imaginaire aux enfants et aux adolescents. Et je pense qu'ils y ont droit,
et qu'ils en ont de besoin, et que si on continue à les nourrir de sous-produits
doublés américains, on risque d'être des sous-produits doublés américains d'ici
20 ans nous-même…»
C'est beau, non ?
Émilie Fugère Stagiaire au Théâtre de la
LNI Étudiante en communication au Cégep du Vieux
Montréal
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