Une rencontre avec Jenny-Anne Walker est
comme un petit brin de soleil essentiel lors d'une journée pluvieuse. À la fois
rayonnante et rêveuse, Jenny-Anne est passée aux confidences, parfois à voix
basse, avec moi, dernièrement. Avec une petite touche de coquetterie pendant
certains moments, elle a réussit à m'arracher bien des sourires et plusieurs
fous rires ! Il fallait la voir plonger dans ses pensées en regardant pas la
fenêtre lorsque je lui posais mes questions : ce fut là la révélation de son
côté à la fois rêveur, qui réussit tout de même à rester les deux pieds sur
terre.
Récemment débarquée à la LNI pour cette saison-ci,
Jenny-Anne Walker vit présentement une expérience d'improvisation assez
«intense» cette année. Les Français, les Belges, les Bretons et les Normands ont
pu la côtoyer à maintes reprises au cours des derniers mois lors de matches
d'improvisation en Europe. Néanmoins, la Globale et la LNI l'ont aussi
accueillie tout récemment dans leurs rangs. «La LNI c'est une grosse surprise en
fait, parce que je ne suis pas une fille qui fait plein de ligues normalement…»
Toutefois, même si elle demeure étonnée de l'accueil que lui a réservé la LNI en
novembre dernier, Jenny-Anne Walker adore sa place au sein de son équipe : «avec
les Rouges, je découvre d'autre chose, parce qu'ils ont un souci d'aller tout le
temps plus loin…»
Bref, lorsque je lui ai demandé de me parler de son
équipe, j'ai pu découvrir une jeune femme tout à fait à l'aise face à son
entraîneur et ses coéquipiers. Elle compte bien explorer toutes ces facettes du
jeu qui s'offrent à elle en faisant de l'improvisation, tout en s'efforçant
d'être très proche du style de jeu de son équipe.
Une chose est sûre avec Jenny-Anne Walker; c'est que le
spectacle qu'elle donnera ne sera pas arrondi dans les coins. Avant la LNI,
Jenny-Anne s'est retrouvée à maintes reprises sur les planches du théâtre et
dans des classes de cours théâtraux avec de jeunes adolescents. C'est ce qu'elle
aime le plus faire dans la vie : se donner à fond autant en spectacle qu'en
éduquant. L'année prochaine s'annonce d'ailleurs très chargée pour elle, au plan
théâtral. Elle jouera entre autre à Duceppe, après avoir cessé d'enseigner.
Cependant, je ne crois pas que son amour pour les jeunes s'éteindra pour
autant…
Grande humaniste, Jenny-Anne Walker m'a dit elle-même ne
pas être très politisée. Néanmoins, après avoir entendu tout ce qu'elle m'a
raconté sur son métier d'enseignante, ses paroles démontrent une grande
conscience sur les problèmes locaux qui se logent ici au Québec, surtout auprès
des jeunes. «Il y a tant d'enfants défavorisés, des jeunes qui se lèvent à trois
heures du matin pour aller travailler, qui ne mangent pas le midi et qui ont
tellement besoin de se faire dire qu'ils sont bons et intelligents…» On peut
ainsi défendre le fait qu'elle a l'entraide dans la peau !
Vous pourrez ainsi voir Jenny-Anne à la LNI cette année
en plus de sur la scène théâtrale. Et, en tant que dernier clin d'œil à cette
attachante jeune femme, je vous dirais de ne pas trop vous laisser surprendre si
un jour vous l'entendez lâcher un cri dans une salle de théâtre lors d'un moment
intense, rêve un peu farfelu qu'elle m'avait confié à voix basse devant une
tasse de café en ricanant…
Émilie Fugère Stagiaire au Théâtre de la
LNI Étudiante en communication au collège du Vieux
Montréal
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