| La LNI présentait, cette semaine, en
complément de sa programmation régulière, un match spécial Hommes vs Femmes. La
formule ne change pas grand chose à la mathématique des genres puisqu'on y
retrouve 6 hommes et 6 femmes sauf que cet agencement permet aux filles de
participer à TOUTES les improvisations du match. Finalement, c'est surtout dans
les vestiaires que la différence se fait sentir.
L'expérience, tentée une première fois en 1997, dans le
cadre des événement du vingtième anniversaire de la LNI avait donné l'avantage
aux filles. Les gars ont profité de l'occasion qui leur était donnée cette fois-ci pour prendre leur revanche. On attend la belle!
Les filles, toutes en jambes et en jupettes, ont fort
habilement présenté une approche différente, axée sur une féminité mise en
relief par le maquillage et la coiffure; même le chandail du Canadien leur
allait à merveille. Ça frôlait la caricature mais contrastait joyeusement avec
l'allure asexuée qui prévaut habituellement. Les hommes, pour leur part, n'ont
pas exagéré le coté «boys» et n'ont pas accentué l'aspect macho, somme toute
sans intérêt.
Il peut être intéressant cependant de profiter de
l'événement pour jeter un coup d'œil sur le rapport entre le jeu et le sexe de
ses protagonistes. Le sujet est sans doute délicat et c'est pourquoi les
observations qui suivent ne vise qu'à révéler les tendances qui se manifestent
depuis plus de 20 ans.
Pour ce faire, en toute objectivité, j'ai rassemblé
certaines caractéristiques à partir des données statistiques provenant de
l'ensemble des joutes disputées dans le cadre (très rigoureux) des saisons de la
Coupe Charade. L'interprétation de ces données est laissée à votre imagination
et à votre propre sens critique. |